LA TECHNIQUE DU TAO – Texte 8

Lorsque vous obtiendrez des résultats réguliers dans le domaine parapsychologique (en moyenne 70 % de réussite), sans doute serez-vous tenté de faire bénéficier autrui de vos nouveaux talents. Ce sera tout à votre honneur mais, n’oubliez pas que les désirs d’autrui ne sont pas forcément les vôtres.

Pour terminer, nous vous disons ceci : nous ne voulons pas faire de vous un  » magicien  » ou une  » magicienne « . Si nous vous proposons d’utiliser, après entraînement, les pouvoirs cachés en vous comme en tout être humain, c’est simplement parce que cette méthode, la seule à agir directement sur le Subconscient, donne infiniment plus vite que tout autre, la maîtrise de soi-même et de son destin.

La parapsychologie n’est, en elle-même, ni bonne ni mauvaise. Elle peut se comparer à la pratique de l’athlétisme . Il est des jeunes gens qui se livrent au sport pour acquérir un corps robuste et devenir des hommes qui ne seront pas à la charge de la société – et même qui seront utiles à celle-ci. Mais l’athlétisme sert aussi de préparation militaire et donne à la jeunesse des muscles solides qui doivent permettre de tuer plus aisément. La parapsychologie sera ce que vous en ferez, mais nous vous prévenons :  » les magiciens noirs  » sont toujours leur propres victimes…

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Nous allons maintenant vous entretenir d’un des éléments les plus importants de la Technique du Tao : la respiration embryonnaire…

Il existe, en Occident, beaucoup d’ouvrages qui citent cette pratique, qui la décrivent même. Dirons-nous que leurs auteurs connaissent mal ce dont ils parlent Nous n’iront pas si loin. Mais il est certain qu’ils jugent de l’extérieur et n’ont jamais sérieusement pratiqué ce genre de respiration.

Lorsqu’il est question de sciences ou de techniques typiquement chinoises, les auteurs d’Occident manifestent une forte tendance à classer systématiquement celles-ci en deux catégories non seulement différentes, mais opposées. Les unes sont dites irrationnelles, prélogiques ,  » magiques  » – les autres sont rationnelles, logiques, dignes, en un mot, de civilisés.

L’Astrologie du Tao, la divination par leYi-King appartiennent, pour les Occidentaux à la première catégorie. (Exception notable toutefois : C. Jung estime  » valable  » l’utilisation du Yi-King. Il est vrai que Jung s’est donné, lui, la peine d’étudier la question avant d’en parler.)

Par contre, l’acupuncture et la respiration embryonnaire ont trouvé accueil favorable en Occident. Ce sont, dit-on , des techniques qui  » fonctionnent  » , par conséquent elles sont rationnelles.

Rationnelle, l’acupuncture Basée sur le système des  » correspondances  »  » exactement comme l’Astrologie, l’acupuncture est bien une méthode de magie médicale s’il en est ! Il est vrai que l’Occident connaît aussi le placebo, ce médicament de farces et attrapes… qui donne d’aussi bons résultats que les médicaments authentiques.

La respiration embryonnaire est, elle aussi, considérée comme une technique rationnelle. Et cependant, nous aimerions bien savoir en quoi elle diffère, en son principe, des procédés parapsychologiques mentionnés par nous dans les pages précédentes.

En ce cas, la respiration embryonnaire appartiendrait donc au domaine magique et Lao-Tseu, Sou-Tchien et le très rationaliste Confucius qui l’ont pratiquée seraient donc des  » magiciens  » Pour nous, il n’existe pas de problème : la magie n’existe pas mais la parapsychologie existe bel et bien et c’est une technique naturelle.

Voyons maintenant en quoi consiste ce mode respiratoire, et tout d’abord quel est son but. Le qualificatif l’indique, mais en partie seulement : il s’agit de rendre l’être humain tout entier – et non seulement son corps – aussi indépendant du milieu que l’est, en principe l’embryon… De rendre en un mot, l’être humain aussi autonome qu’il est possible, par rapport à l’univers (Tao) . Ceci afin de le rendre, justement, capable de comprendre ce Tao. Pour que l’individu soit capable de connaître le Tout, il faut, c’est évident, qu’il soit réellement un individu, c’est à dire qu’il soit indivis .

Il est nécessaire d’avoir déjà pratiqué la rétention respiratoire avant de ce livrer à la rétention embryonnaire. on doit, obligatoirement être capable de retenir son souffle un assez long moment. Contrairement à la rétention respiratoire, la respiration embryonnaire peut se pratiquer à n’importe quel moment . Toutefois la position couchée est requise.

Il convient d’être allongé sur une natte – ou un matelas de dureté moyenne. Aucun souffle de vent ne doit pénétrer dans la pièce. Il n’est pas nécessaire de se déshabiller mais les vêtements ne doivent occasionner nulle gène. Le corps doit être allongé sans raideur, les muscles détendus, les bras le long du corps. Il ne faut mettre sous la tête ni coussin, ni oreiller.

La tête doit se trouver à plat, au même niveau que le corps. Vous y êtes Bien. Maintenant, expirez à fond. Videz vos poumons complètement ; aussi complètement que possible. Il s’agit avant tout de chasser tout air vicié.

Vos poumons sont vides Aspirez à présent. Normalement. Il ne s’agit pas d’absorber le plus grand volume d’air possible mais de prendre une aspiration normale, comme vous le faites habituellement. Seulement lorsque l’air que vous venez d’aspirer a pénétré dans vos poumons, n’expirez plus – exactement comme lorsque vous pratiquez la rétention respiratoire, à cette différence près que l’air ne doit pas demeurer inerte, si l’on peut dire, dans vos poumons. Abaissez votre poitrine , rétractez vos muscles pectoraux et votre abdomen se gonflera sous la pression de l’air. Gonflez à nouveau la poitrine , rentrez le ventre. Dégonflez la poitrine , laissez bomber l’abdomen. Recommencez plusieurs fois cet exercice. Bien, vous avez compris le principe.

Maintenant, réfléchissez. Ou se trouve votre ego, votre  » moi  » croyez-vous qu’il est réparti dans toute notre personne Si tel était le cas, un unijambiste ne posséderait donc plus un  » moi  » complet et nous savons qu’il n’en est rien. Le  » moi  » serait-il donc localisé dans partie précise du corps Au moment exact où nous en sommes et à la condition d’identifier l’ego à l’être  » existant « , il est permis de dire que, pratiquement, votre  » moi  » se trouve là où est l’air inspiré. Nous savons ce que cette thèse peut avoir d’artificiel et nous ne la tenons certes pas pour article de foi mais enfin, dans la pratique, c’est à peu près ainsi que les choses se présentent.

Donc, pour l’instant, vous pouvez sans trop bousculer la raison, assimiler votre  » moi  » à l’emplacement occupé par cet air que vous venez d’inspirer. Votre ego se trouve en ce moment dans votre poitrine. Maintenant, votre poitrine s’abaisse, l’air  » descend  » vers l’abdomen qu’il rend proéminent. Votre ego ou si vous refusez d’accepter ce mot, ce  » quelque chose  » qui maintient en vous la vie et qui n’est rien d’autre que l’air inspiré, se déplace comme un curseur et se trouve maintenant un peu au-dessous de vos dernières côtes. En êtes-vous bien sûr En fait, il est plus que probable que cet air n’a pas changé le moins du monde de place-sauf si vous possédez déjà une longue pratique des exercices respiratoires-et cependant, vous sentez, vous, qu’il s’est déplacé. Qu’est-ce à dire Nous ne sommes pas des scientifiques et nous ne vous fournirons pas d’explications pour la raison simple que nous n’en possédons pas de convaincantes. Mais il est certain que, même si dans la réalité l’air ingéré ne s’est pas déplacé, vous ressentirez ce déplacement. Les anciens Taoïstes disaient que, même si le  » corps  » de l’air ne se déplace pas, son  » esprit  » se meut. Comme dans la pratique et en dépit de tout raisonnement logique, les choses se présentent effectivement ainsi, nous vous proposons de laisser de côté ce problème sans le résoudre et d’en tirer un enseignement pratique.

Si l’air peut par répercussion musculaire ou de toute autre façon, agir sur une partie du corps-l’abdomen- avec il n’entre pas en contact, pourquoi cette action ne pourrait-elle pas s’exercer sur n’importe quelle partie du corps Je ressens une douleur dans un bras, dans une jambe, cet air qui est ma vie, ma force, moi-même en somme, ne pourrait-il pas, dirigé par la pensée vers l’organe souffrant, lui insuffler, c’est le cas de le dire, de la force, et par là même, soulager la douleur Si je sens mes nerfs en mauvais état, si je suis peu maître de moi, ne puis-je pas en dirigeant  » l’esprit de l’air  » vers mon système nerveux, donner à celui-ci l’équilibre qu’il lui manque Si, enfin, mon intelligence défaille devant un problème,  » l’esprit de l’air « , guidé vers mon cerveau, ne m’aidera-t-il pas à le résoudre La réponse est : oui !

Autosuggestion, dira-t-on évidemment, ce terme étant le maître-mot de l’Occidental devant un phénomène psychique dont la nature lui échappe. (Il y a du reste progrès : au siècle dernier il eut dit été dit : hystérie). Nous disons, nous, tout simplement que c’est là le résultat d’un travail physiologique de l’Inconscient au service d’une concentration mentale intense, car pour mener à bien ce genre de chose, une concentration intense est requise. Peut-être notre définition est-elle le pendant exact de la définition occidentale, mais, en ce cas-ci, si par autosuggestion il est possible, comme tel est le cas, de soulager la douleur et d’acquérir momentanément plus de lucide intelligence, vive autosuggestion ! Nous tenons toutefois à signaler que les placebos, ces médicaments factices qui soulagent mainte douleur et sont, bien eux, des applications de autosuggestion, sont sans effet sur le rhumatisme. Or la pratique de la respiration embryonnaire donne, dans les cas d’arthrite, de rhumatismes, de sciatique, d’excellents résultats.

Comme vous l’avez sans doute déjà compris, les applications de la respiration embryonnaire ne sont pas limitées au domaine de la lutte contre la douleur physique. Cette méthode pour certains, constitue un tout, et il est parfaitement possible d’arriver à l’état spécial de conscience appelé  » Eveil  » par la seule pratique de cet exercice convenablement dirigé. Toutefois, nous croyons que rares sont les Occidentaux auxquels cette Voie convient. Que ceci ne vous empêche cependant pas de pratiquer la respiration embryonnaire, au moins en ce qui concerne la lutte contre la souffrance physique et même morale. La personne déjà capable de se concentrer fortement-et vous en serez capables si vous pratiquez l’exercice de concentration sur les nombres que nous avions précédemment proposé, peut à volonté, en dirigeant  » l’esprit de l’air vers son cerveau « , chasser loin d’elle toute pensée déprimante, de même qu’elle peut, dans une large mesure combattre la souffrance physique.

Nous en resterons là pour aujourd’hui. Il vous faut, si vous avez choisi la voie B assimiler ce que vous venez de lire avant d’aller plus loin. Lorsque vous jugerez que cette assimilation est chose faite, signalez à J. Calmar qui vous fera parvenir la suite de votre enseignement. Si vous avez pris la voie A, nous vous disons : êtes-vous sûr d’avoir parfaitement compris le sens de l’historiette qui vous fut contée dans le sixième texte S’il en est ainsi, vous approchez de l’Eveil, tel que nous le comprenons-et tel qu’il vous apparaîtra bientôt. Continuez à pratiquer le Wou-Weï qui est, si nous osons dire, le comburant de votre expérience-et le Tsyng-Chen intégral qui en est le carburant. Bientôt, il sera temps de vous fournir un petit exercice à méditer, d’une façon spéciale. L’Eveil ne sera plus alors qu’à quelques pas de vous. Mais ne brusquons rien, n’est-ce pas L’entraînement que vous suivez en ce moment vous est nécessaire, croyez-nous !

Que les Puissances Bienfaisantes soient avec vous…

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