LA TECHNIQUE DU TAO – Texte 7

Toute notre doctrine est basée sur le fait que le temps est UN, passé, présent et avenir n’étant que des créations de l’esprit humain englué dans la matière.

Nous ne prétendons pas, en avançant cela, faire oeuvre originale.

D’autres que nous partagent cette conviction : citons, par exemple et pour ne pas quitter le monde occidental, les mathématiques relativistes. Ces hommes de science possèdent même la preuve de la véracité de nos affirmations, mais ces preuves sont d’ordre mathématique. Elles ne peuvent donc être VUES clairement par aucun homme, fut-il mathématicien, car elles consistent en symboles. Nous entendons, nous, vous faire sentir NOS preuves grâce à l’aide de ce qu’il est convenu d’appeler en Europe, votre Inconscient.

En supposant que vous n’ayez jamais vu la mer, une description mathématique de celle-ci serait d’énumérer le nombre de millions de mètres cubes d’eau, de tonnes de sel qui la composent. En ce qui nous concerne, nous ne décrivons pas : nous vous indiquons le chemin qui mène à la mer et, par le Wou-Wei, nous vous donnons le moyen de résister à l’assaut des vagues.

Ceci dit, n’existe-t-il pas un moyen à la portée de tous, sinon de voir, du moins d’appréhender ce qu’est, en réalité, le temps ?

Le plus curieux est que ce moyen existe depuis toujours et que, cependant, dans la pratique, les preuves indiscutables apportées par son truchement ne sont pas admises.

Quel être humain, en effet, ignore totalement les prémonitions ?

Distinguons, toutefois. Certaines prémonitions ne sont que le résultat de calculs inconscients (toujours l’Inconscient) basés sur des probabilités qui échappent à la raison consciente.

Mais il en est d’autres : à qui d’entre nous n’est il pas arrivé de penser brusquement à une personne perdue de vue depuis des années et de rencontrer cette personne quelques minutes plus tard ?

Télépathie ? Admettons ! Mais lorsqu’il s’agit d’un objet ? En tout état de cause, nous ne pensons pas qu’il existe encore à l’heure actuelle, des humains qui nient formellement tout possibilité de prévision de l’avenir, fut-ce de façon vague et accidentelle.

Dans ces conditions, et en excluant toute expérience où un calcul inconscient mais néanmoins rationnel peut s’effectuer, comment admettre que le Futur n’existe pas déjà puisque, fugitivement, nous pouvons percevoir une des données ? Et si ce Futur coexiste avec ce Présent, comment le Passé n’existerait-il pas encore puisque le Présent est au regard du Passé, l’Avenir ?

Nous pensons que le meilleur moyen de vous convaincre est de vous faire toucher vous -mêmes les preuves du doigt. Ce sera un excellent exercice pour les adeptes de la voie A, lesquels par cette expérience, approcheront de l’Eveil – un excellent exercice également pour les adeptes de la voie B qui y puiseront une force supplémentaire, utilisable dans leur lutte pour la réalisation de leurs justes désirs.

Bien qu’elle facilite l’approche de l’Eveil, cette expérience est d’ordre onirique.

Peut être ne le savez-vous pas, mais dans son sommeil, l’être humain se livre très souvent à ce que l’on pourrait appeler des expériences prophétiques. Peut-être en lisant cela, pensez-vous : il est possible que cela se passe ainsi pour d’autres mais jamais pareille chose ne m’est arrivée !…

Vous vous trompez. TOUT LE MONDE fait des rêves prémonitoires. Il n’y a pas d’exception connue. Il existe, encore aujourd’hui, des personnes qui affirment en toute sincérité, qu’elles ne rêvent jamais. Ces personnes sont dans l’erreur : le rêve dans le sommeil est, pour l’être humain, une nécessité absolue. Si l’on surveille un dormeur à l’aide d’instruments appropriés et qu’on l’éveille à chaque fois que les prémisses du rêve apparaissent, le malheureux se met en peu de jours – ou si l’on préfère, en peu de nuits – à dépérir. Très rapidement il perd la raison et une issue fatale s’ensuit inéluctablement. Des expériences de ce genre ont été faites en Occident, sans qu’elles soient, bien entendu, poussées jusqu’à la folie ou la mort du sujet – mais il y a un peu plus de vingt années, des médecins nazis en firent l’expérience intégrale, aliénation et mort comprise.

Ce qui incite certaines personnes à penser qu’elles ne rêvent pas est le fait qu’elles ne gardent aucun souvenir de leurs rêves. Lors du réveil, il se produit un choc psychique qui, dans certains cas fait disparaître tout mémoire du phénomène onirique. De toute façon, le cerveau humain est ainsi fait que le souvenir d’un rêve s’estompe très vite, se déforme et, en quelques heures, parfois ne quelques minutes, devient très différent de la  » réalité rêvée « . Si vous ne croyez pas qu’il vous arrive, comme à tout le monde, d’avoir des songes prémonitoires, c’est tout simplement parce que votre mémoire est infidèle. Le Centre Tchan a pratiqué de nombreuses expériences en la matière. Nous pouvons dire que, en moyenne une fois sur trois, les rêves que nous faisons font état de  » réalités futures « . Chez une personne qui pratique ce que nous allons vous conseiller, cette vision du futur, plus précise que chez un homme non entraîné, demeure pourtant assez confuse : cette confusion relative est liée au choc causé par le réveil. Ceci n’est qu’un inconvénient mineur et l’appréciation exacte de la valeur prémonitoire d’un rêve est affaire d’habitude.

Voulez-vous vérifier si, oui ou non, il vous arrive de faire des rêves prémonitoires ? C’est très simple.

Placez à votre portée de main, le soir, avant de vous endormir, un calepin et un crayon. Chaque fois qu’au cours de la nuit il vous adviendra de vous éveiller, notez immédiatement les circonstances évoquées par votre dernier rêve ou tout au moins ce qui en subsiste . Vous relèverez ainsi un tas d’absurdités : ce n’est pas que le rêve soit particulièrement absurde par lui-même, simplement, il ne convient pas de le juger d’après un critère adapté à la vie diurne. Vous relèverez, disions nous, beaucoup d’absurdités, mais, pour peu que vous persévériez dans l’habitude de noter la substance de vos rêves, vous constaterez que nombre d’entre elles n’ont d’absurde que l’apparence et qu’en fait elles vous donnent des indications précieuses sur nombre d’événements à venir.

Un conseil : méfiez vous des détails fournis par les rêves. Certains sont exacts mais nous n’avons généralement pas les moyens d’apprécier leur exactitude. Si vous avez des raisons de penser qu’un rêve contient des éléments prémonitoires – et avec l’habitude cela se  » sent  » – fiez vous au contexte général du rêve mais négligez les détails.

Nous allons ici vous donner un exemple précis :

Au mois d’août dernier, une personne habitant la région parisienne fit un rêve qu’elle sut immédiatement être prémonitoire. Habituée à surveiller ses rêves, elle commençait à cette époque à savoir les diriger. Or, intéressée par les courses de chevaux, cette personne rêva, justement, de la course qui devait avoir lieu le lendemain. a l’état de veille, cette dame – car c’est d’une dame qu’il s’agit – était décidée à mettre toute sa mise sur un seul cheval mais, à la vérité, elle était assez embarrassée car dans cette course se présentaient deux chevaux possédant aux dires des connaisseurs, un nombre égal de chances. le premier que nous appellerons pour la commodité du récit : le 8, était un coursier puissant, aux formes un peu lourdes. Le second, le 5 était plus léger mais au moins aussi rapide que le numéro 8. Bref cette dame était fort embarrassée et elle comptait assez sur une prémonition onirique pour la sortir du doute.

Elle fit le rêve suivant :

Elle arrivait, accompagnée de son mari, sur le champ de course. Très souvent, les rêves prémonitoires se présentent sous une forme allégorique et sont assez difficiles à interpréter pour une personne peu entraînée à cet exercice. Mais, dans le cas de cette dame férue de courses de chevaux, l’interprétation se présentait  » en clair « . Donc, elle pénétrait sur le champ de courses suivie de son mari. Le rêve était très précis. Elle voyait les gens, parieurs, jockeys et simples spectateurs aussi nettement que dans l’état de veille. Elle gagna sa place en pataugeant dans les flaques de boue, car dans son rêve, il pleuvait, il pleuvait à seaux. La course se déroula. Les parieurs, tant bien que mal, abrités sous leurs parapluies, hurlaient leur enthousiasme tandis qu’un cheval, totalement inconnu, dépassait ses rivaux sans effort apparent et arrivait au poteau, triomphalement,  » dans un fauteuil  » selon l’argot des turfistes. La foule s’égosillait à crier :  » le 14 ! le 14 dans un fauteuil !  »

Et tout se produisit comme elle l’avait rêvé. Elle se rendit au champ de course, accompagnée de son mari et sous une pluie battante, là elle misa une forte somme sur le cheval numéro 14, une abominable rosse – ce que les joueurs appellent un  » toquard « . La course se déroula comme dans le rêve…à un détail près : ce ne fut pas le numéro 14 qui gagna mais le numéro 8. Le 14 attira bien lui, l’attention du public…mais ce fut au milieu de la course, instant où la fantaisie lui venant et en dépit des efforts de son jockey, il s’arrêta au bord de la pelouse et, dit la dame, se mit à brouter les pâquerettes.

Cette personne en interprétant son rêve avait confondu l’accessoire, le détail, plus spectaculaire – le 14 ! le 14 ! – avec le fond même, avec l’essentiel : il pleuvait. Toute la substance du rêve était, si l’on peut dire, imprégnée de cette pluie. Le rêve criait littéralement : demain, au moment de la course, il pleuvra !

A ce moment, cette dame eût dû faire usage de son raisonnement logique. L’Inconscient est une grande force, mais l’être humain n’est vraiment complet que lorsqu’il unit l’apport intuitif de l’inconscient aux claires données de la conscience. Dans ce rêve, il pleuvait. Le raisonnement le plus élémentaire permettait de prévoir logiquement que le cheval le plus puissant serait avantagé par l’état du sol.

Il est possible, ainsi que nous l’avons dit, de décider soi-même de la matière de ses rêves. Il existe des personnes qui, naturellement et sans pouvoir expliquer comment elle s’y prennent, décident de rêver à telle ou telle chose et y parviennent parfaitement. Nous laisserons de côté ces cas exceptionnels. Pour l’être humain de type courant, l’emploi d’une technique particulière est nécessaire.

Il ne suffit pas, pour être à même de décider soi-même ce que sera la trame d’un rêve, d’orienter sa pensée, avant que de s’endormir, vers le sujet qui intéresse. Cette méthode simpliste peut donner des résultats mais, en général elle est très insuffisante.  » Lancer  » un rêve dans une direction donnée est un exercice que l’on peut analogiquement comparer au jet d’une pierre. Si vous projetez une pierre devant vous avec votre seule main et la seule force de votre bras, elle ira sans doute dans la bonne direction. Mais pour peu que le but à atteindre soit

assez éloigné, il se produira une dérive, due au manque de puissance du jet. Mieux vaut utiliser une fronde, un propulseur.

En ce qui concerne la possibilité  » d’atteindre  » volontairement un rêve donné, nous allons vous fournir un mode de propulsion. Il est basé – ainsi du reste, que tout l’enseignement Tchan – sur le caractère rétif et contrariant des facultés humaines.

Il vous est arrivé, comme à tout le monde, de chercher vainement dans votre mémoire, une date, un nom. Plus vos efforts de remémoration étaient grands, plus le mot recherché s’éloignait de vous. enfin, après de longs moments de recherches infructueuses et, agacé, vous abandonniez :  » tant pis ! n’en parlons plus ! Et alors, très souvent comme une illumination, le nom, la date surgissaient brusquement au niveau de votre conscience et, avec un sentiment de délivrance, vous vous écriiez : « Mais bien sûr, il s’appelle Untel et cela se passait en 1943 !  » Cette curieuse particularité de l’esprit humain est due à une caractéristique de notre Inconscient : celui-ci n’aime pas être bousculé et il ne travaille bien que si on lui fait confiance.

Cette particularité, vous avez aussi pu, peut-être en prendre une fois de plus connaissance pendant les exercices de remémoration. Lorsque vous tentez de vous souvenir, l’un après l’autre, mais en remontant le cours du temps, de tous les événements de la journée, il est probable que plus d’une fois, le sommeil s’est emparé de vous sans crier gare. Pourtant dans ce cas-là, les événements évoqués étaient récents, votre Inconscient, mine inépuisable de souvenirs, n’était que très peu sollicité. Ce peu lui suffisait pourtant comme prétexte à refus.

Voici donc comment ils faut vous y prendre pour diriger votre Inconscient vers le rêve de votre choix :

Vous êtes couché. Puisque ce soir vous avez décidé d’orienter vos rêves, négligez l’exercice de remémoration. En lieu et place, évoquez ce à quoi vous désirez rêver. Il faut bien entendu que vous soyez capable de réaliser correctement cette évocation, c’est à dire de  » visualiser  » ce qui vous intéresse. de voir , en imagination, le visage des personnes qui doivent être les acteurs – s’il y a lieu – d’entendre le son de leurs voix, d’avoir conscience du décor. tout cela implique, bien entendu un certain entraînement à la concentration. Et justement, cette méthode d’orientation d’un rêve est essentiellement un exercice de concentration  » contrariée « .

Donc, durant un temps assez long, faites éveillé, l’inventaire, si l’on peut dire, du rêve que vous désirez faire lorsque vous serez endormi. Puis sans transition, changez le sujet de votre concentration et entreprenez , comme suite, de compter de 1 à 50 en consacrant toutes vos facultés, toute votre attention, à cette énumération. Vous parviendrez très difficilement. Il y aura fatalement, plusieurs ratages. N’importe, recommencez après chaque échec. Ayez soin, cependant, avant de reprendre votre énumération et après chaque échec, de pratiquer une respiration profonde afin d’éloigner de vous l’énervement. En fait, il n’y pas lieu d’être énervé car les échecs répétez font partie de l’expérience. Ils démontrent que votre Inconscient irrité de vous voir ainsi changer le sujet de vos pensées, a décidé lui, de continuer sur sa lancée et de s’intéresser uniquement à ce que vous évoquiez tout d’abord. Faites-lui confiance : tandis que vous continuerez à fixer péniblement votre attention consciente sur vos chiffres, il travaillera de son côté et lorsque le sommeil se sera appesanti sur vous, vous le retrouverez, toujours occupé de la scène, évoquée primitivement et la poursuivant dans l’avenir qu’il connaît, lui

Nous pensons qu’il n’est pas nécessaire de faire davantage ressortir l’intérêt des rêves prémonitoires dirigés. D’une part, ils développent l’intuition, donc le pouvoir d’agir efficacement sur le destin, mais d’autre part, ils tendent à prouver que sur un plan qui n’est pas celui de notre conscience ordinaire, présent et futur coexistent.

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Il nous faut maintenant, et avant d’aller plus loin, faire le point car il est certain que bon nombre de personnes qui nous lisent se sentent désorientées. Les paradoxes, les incohérences, les contradictions même abondent dans leur lecture.

Au départ, nous vous avons proposé comme but ultime, l’atteinte d’un état de conscience différent de l’état de conscience ordinaire – état, qui même s’il ne se manifeste qu’une fois, laisse un tel souvenir que ses effets se manifestent durant toute l’existence et que l’être humain qui l’a ressenti se sent définitivement libéré de toute crainte, de tout mal. Cet état de conscience nous l’avons appelé : éveil ; parce qu’il nous fallait un mot français traduisant sans trahir : satori, nirvana, samadhi débouchant sur la moksha. Nous avons préféré  » éveillé à  » délivrance  » (insuffisant à notre avis) ou a  » illumination « , définition qui serait excellente si elle n’avait, en Occident un sens péjoratif. L’homme qui a vraiment connaissance que le contraire de la mort n’est pas la Vie mais la naissance, naissance et mort n’étant que deux incidents marquant le cours infini de la Vie omniprésente – celui-là est vraiment comme un homme éveillé parmi les gens qui dorment…

Pour obtenir ce résultat, aux Indes, au Japon, au Tibet, en Chine, de nombreux humains, luttent leur vie durant. Il peut donc sembler invraisemblable que des résultats sérieux puissent être obtenus en quelques mois, sans contact direct, par des Occidentaux non préparés. Et cependant cela est. Gautama, le Buddha historique, a connu son Eveil en une seule nuit d’effort dans le bon sens, en dépit d’un entraînement de plusieurs années qui l’avait emmené sur une voie fausse. Le Buddha était, direz-vous un être exceptionnel. Il vous répond lui-même : « Toi-aussi, tu es Buddha !  »

Ne croyez même pas que le chemin que nous vous montrons soit le plus court. C’est une voie rapide mais non la Voie rapide par excellence. Celle-ci est bien connue de nos frères tibétains du dzog-Tchen. (Tchen étant la prononciation tibétaine de  » Tchan « ). La Voie du dzog-Tchen consiste à comprendre que ce que nous appelons notre personnalité n’est que le résultat de l’influence du milieu sur notre être essentiel, original, encore  » sans visage « . Ceci est parfois pleinement compris en une seule séance de méditation. Puis l’adepte du Tchan, rejetant délibérément cette personnalité qu’il sait fausse et le passé qui l’a forgée, décide de ne vivre que dans le présent le plus immédiat, s’intéressant, par conséquent uniquement à ce que fait son être actuel, dans le milieu actuel (Tsyng-Chen). Quelques jours de pratique suffisent alors, si l’homme est vraiment tout entier tendu vers son but, pour atteindre l’Eveil…

Soit, direz-vous, peut-être. Admettons que tout cela soit exact. Mais cela, c’est le but terminal. Ce que je désire tout d’abord obtenir, c’est la solution des problèmes personnels…

Vous avez raison quoi qu’en puisse dire et penser certains maîtres ou soi-disant tels. Il convient, disent ceux-là, de rejeter notre petit  » moi  » illusoire pour entrer en contact avec le Réel. Ce programme est excellent, mais ce petit  » moi  » constitue le présent de l’homme non-éveillé et s’il était capable de discerner autre chose que les désirs de son ego, il connaîtrait aussi la simultanéité du passé, du présent et du futur – en d’autres termes, il serait déjà Eveillé et sa quête n’aurait pas de raison d’être. Nous croyons, nous qu’il convient de donner à l’ego ce qu’il désire – et même de l’en gaver. Ce n’est pas en privant un enfant de chocolat et en lui vantant des aliments plus sains qu’on le dégoûtera de la confiserie : une indigestion de chocolat aura plus d’effet. Et puisque, quelques lignes plus haut, nous parlions du Buddha, croyez-vous qu’il eût été si vite lassé des  » joies de lëexistence  » s’il eût été fils de mendiant et non fils de prince ?

Un autre reproche peut nous être fait et, il faut le dire, on ne s’en prive pas : à certains de nos adeptes, ceux qui ont adopté la voie B, nous proposons des techniques qui leur donneront les  » tö « , les fameux « sidhis  » tant honnis par les  » purs « . Cela est vrai et pourtant nous aussi que les tö peuvent être une entrave à la conquête de l’Eveil. Mais ils peuvent aussi être bénéfiques. Celui qui a obtenu grâce aux tö ce que désirait son ego peut décider d’aller plus loin. Nous nous adressons, ne l’oublions pas, non à des moines ou des nonnes, mais à des personnes complètement absorbées par le siècle. Si, grâce au puissant développement de la volonté que procure la pratique des exercices dits parapsychologiques un certain nombre d’entre elle, ayant satisfait aux exigences de son ego, ou plutôt s’étant rendu compte de la vanité des récriminations de celui-ci, décide de prendre définitivement la voie A, nous serions satisfaits, n’en déplaise aux censeurs. Et même si, s’arrêtant en chemin, certains se contentaient déjà de la maîtrise de soi que donne cette pratique, nous serions déjà à demi satisfaits…Nous allons donc continuer à vous enseigner d’autres procédés parapsychologiques.

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