LA TECHNIQUE DU TAO – Texte 5

Nous voici à une croisée des chemins. Nous vous avons, à la fin de notre 4ème texte, posé cette question insidieuse : « que préféreriez-vous être : sage, riche, etc. ». Nous n’avons pas encore les résultats de ce petit « référendum », mais d’ores et déjà nous pouvons dire que « bonne santé » remporte la majorité absolue, suivie par riche et sage, etc.  » ami avec tout le monde » étant nettement en dernière position.

Puisque nous parlons de référendum, établissant ainsi un parallélisme avec la vie politique, continuons sur notre lancée et demandons-nous avec qui -au cas ou il n’aurait pas eu la majorité absolue, le candidat « bonne santé » se serait « apparenté » pour continuer à employer la phraséologie parlementaire. Les trois derniers candidats, représentant vraiment trop peu d’électeurs, sont exclus d’emblée. Restent « riche et sage ».

Qui, de ces deux-là, sera le partenaire idéal du leader « bonne santé » ? Ce sera « sage », répondront beaucoup, influencés, consciemment ou non, par l’adage latin : un esprit sain dans un corps sain. Permettez-nous de discuter cette opinion. La santé physique, nous sommes bien d’accord, est le premier des biens de ce monde. Tout va bien quand on a la santé, dit le proverbe. La santé permet bien des choses et elle est parfois, mais non toujours, un appoint dans une quête spirituelle. Un homme en bonne santé est plus facilement bon qu’un malade, mais il ne l’est pas forcément et certaines brutes sauvages ont une santé de fer. Mais, plus que tout, une bonne santé permet de gagner aisément sa vie et il est rarissime qu’un valétudinaire gagne beaucoup d’argent sauf s’il possède préalablement une fortune qu’il ne lui reste qu’à faire fructifier.

Nous prétendons que l’homme qui désire avant tout la santé, désire aussitôt après, non la sagesse, mais une vie heureuse, « large », aisée… Nous ne portons, en faisant cette constatation, aucun jugement moral. Nous ne disons pas : ceci est mal, mieux vaut essayer de conquérir la sagesse. Nous essayons de vous faire voir clairement en vous-même. Interrogez-vous, vous qui désirez avant toute chose une santé robuste. Si vous faites preuve de franchise à votre égard, vous répondrez : je désire d’abord la santé, puis une vie harmonieuse avec assez d’argent, et puis, sur la fin de mes jours, la sérénité que donne la sagesse. Telle est la véritable graduation de vos désirs. Nous ne désapprouvons pas ce programme. Mais, il vous faut bien comprendre ceci : vous ne pouvez à la fois poursuivre deux buts. Pourquoi ?

Laissons le milliardaire G… répondre à notre place. « Gagner beaucoup d’argent ? » dit-il à un journaliste qui l’interrogeait, » c’est simple : il suffit de ne penser qu’à cela ! « Cet homme a raison. Déjà, le fondateur du Christianisme disait : « On ne peut à la fois servir Dieu et Mammon ! » et le philosophe du Tao Souen-Tchen : « Tu ne peux gagner de l’or s’il t’est égal d’en perdre… ».

Il n’est pas, direz-vous peut-être, question de viser les trésors fabuleux des grands de ce monde. Ce que je veux, c’est obtenir une vie à la fois heureuse sur le plan matériel et suffisamment « éclairée » sur le plan spirituel. Je ne me soucie pas d’être un second Rockfeller, ni un nouveau Lao-Tseu, mais je voudrais un peu de toutes les qualités qui ont fait de ces hommes, chacun dans leur domaine, ce qu’ils ont été. Or, il n’est pas possible d’acquérir en même temps richesse et sagesse, même modestes. Si le milliardaire en puissance doit, pour atteindre son but, ne penser qu’au seul argent, l’homme aux prétentions plus modestes dans ce domaine doit agir également ainsi car, où commence la fortune ? Où se termine la stricte nécessité ? Il en est de même pour le candidat à la sagesse. Il n’est pas de sagesse petite ou grande. Lorsque cette vertu est recherchée, tout doit être subordonné à cette recherche. Le sage en puissance, lui aussi, ne peut vraiment s’intéresser qu’à une seule chose, car les possibilités humaines sont limitées. Socrate, par exemple s’intéressait seulement à la sagesse. Il négligeait la richesse, même minime. Il négligeait aussi la santé puisqu’il négligea sa vie. S’il s’était évadé comme le lui conseillaient certains de ses disciples, il eut conservé l’une et l’autre. Mais il n’eut pas été un sage, car le sage, supérieur aux circonstances, les accepte sans sourciller.

Vous vous demandez sans doute où nous voulons en venir. Vous auriez tort si vous pensiez que nous portons un jugement éthique. Nous ne prétendons pas que tout doit être rejeté qui n’est pas à la recherche de la connaissance, de la sagesse. Il est logique que l’être humain pense d’abord à vivre, simplement. Sans vie, pas de sagesse possible. Et, dans notre monde, pas de vie sans argent. L’homme dont l’esprit est obnubilé par des fins de mois difficiles, de même que celui qui souffre dans sa chair, pense d’abord, et c’est bien normal, à faire disparaître ses difficultés immédiates. Il en est normalement de même de l’homme et de la femme qui connait l’insatisfaction dans le domaine affectif, et également de celui qui est victime de ce qu’il est convenu d’appeler les « complexes ». A tous ceux-là, nous disons : il faut d’abord vous occuper de vos problèmes propres sans penser à autre chose. La sagesse ? Vous pourrez l’obtenir plus tard, mais plus tard seulement. C’est pour cela qu’à partir d’aujourd’hui, après une période de tests qui vous a peut-être semblé longue, vous allez trouver dans l’enseignement des paragraphes ou exercices précédés de la lettre A et qui seront réservés aux seules personnes qui s’intéressent plus que tout à la Connaissance. Ces paragraphes, si vous sentez que vous appartenez à l’autre catégorie de personnes citées ci-dessus, nous vous demandons de ne pas en tenir compte. Agir à l’encontre de ce que nous vous disons là vous serait néfaste. Plus tard, lorsque les temps seront venus, vous retrouverez ces paragraphes ou exercices et vous en tirerez profit. Mais pour l’instant, il est trop tôt.

Nous vous demandons dès maintenant de choisir et de vous en tenir pour le moment, au seul objet de votre choix. N’essayez pas d’obtenir à la fois vie facile et connaissance ou vous n’aboutirez à rien de valable. Mais attention : si vous choisissez dans l’immédiat la rude voie de la connaissance, vous ne pourrez revenir en arrière et, comme l’on dit « profiter de la vie ». Il n’est pas possible, à un homme qui approche la sagesse de faire demi-tour et de se livrer à la recherche de l’amour et de l’aisance financière. Par contre, si vous adoptez l’autre voie, vous réservez l’avenir.

Mais il vous faut avancer sans regarder ce qui se passe sur l’autre, sans aller de l’une à l’autre, sans tergiverser.

Peut-être, sûrement même, est-il parmi vous des personnes qui sont indécises sur la nature de leurs aspirations réelles. A ces personnes, nous proposons ce dernier test, qu’elles s’infligeront elles-mêmes. Il permet d’établir un véritable critère. Lisez les deux phrases qui vont suivre. Elles n’émanent pas d’un sage du Tao mais d’un français, éminent spécialiste du Zen, doctrine apparentée à la nôtre : la doctrine Hubert Benoît. Ce dernier écrit :

« Il est capital de comprendre cette distinction entre Acceptation et Résignation. Accepter, accepter vraiment une situation, c’est penser et sentir avec tout son être que, eût-on la faculté de la modifier, on ne le ferait pas, on n’aurait aucune raison de le faire… ».

Nous précisons que le contexte de l’oeuvre permet de comprendre qu’il s’agit de n’importe quelle situation, même la plus catastrophique. Lisez et relisez ces deux phrases. Etes-vous prêt à vous dire d’accord avec elles, du moins théoriquement ? Aimeriez-vous, plus que tout au monde, accepter sans émoi n’importe quelle situation ? (Accepter et non subir avec résignation) – participer à l’être du monde sans désirer y changer quoi que ce soit ? Si oui, vous êtes mûr pour accéder à la sagesse telle que nous la comprenons – car il est d’autres voies, elles aussi très valables et qui n’interdisent pas l’Espoir. Si non, et quelle que soit votre perfection morale, vous désirez désirer et nos paragraphes marqués A, ne vous conviennent pas. Pas encore.

Nous tenons, avant d’aller plus loin, à présenter nos excuses à certaines personnes qui veulent bien suivre notre enseignement et qui sont spirituellement très avancées. Ces personnes ne peuvent accepter le genre de philosophie se dégageant des deux phrases citées plus haut ; leur formation spirituelle s’y oppose. Pour ces personnes, qui sont, par leurs connaissances, mieux à même que d’autres d’apprécier et de comprendre, nous allons essayer d’expliquer en termes aussi clairs que possible, en quoi consiste l’obtention de ce que nous appelons « éveil ». Ayant compris cela, elles saisiront pleinement la nécessité qui s’impose à nous de cultiver, chez l’adepte qui cherche l’éveil, une forme d’esprit qui fait table rase non seulement de la crainte, mais aussi de l’espoir. Il y aurait danger, danger réel si chez l’homme éveillé subsistait le goût et l’envie d’améliorer quelque chose en ce monde.

Voici pourquoi : nous avons parlé, au début de cet enseignement, de notre conception du temps. Il est UN, passé, futur, présent coexistent. En fait, l’expression « conception » est impropre. Nous ne pensons pas que le temps est tel que nous disons : nous le savons. Nous avons des preuves. C’est même en l’obtention de ces preuves que consiste l’EVEIL. Il se peut que, théoriquement, nous soyons dans l’erreur en affirmant que le temps est UN. Cela nous est égal?. Nous ne sommes pas des philosophes mais des techniciens de l’homme. Si l’on exige de nous un véritable purisme dans notre façon d’exposer notre pensée, nous dirons : dans la pratique, tout se passe pour l’homme éveillé, comme si le temps était un. Ceci dit, il se peut que la réalité absolue soit tout autre, mais pour l’homme éveillé par nos méthodes, c’est ainsi que les choses se présentent.

Que l’on nous comprenne bien. Nous ne disons pas, avec Nietzsche et certains philosophes indiens – voire grecs de l’Ionie ancienne – que nous sommes les tenants d’un temps cyclique, d’un éternel retour. Cette thèse, qui comporte des variantes, peut s’énoncer, grosso modo de la façon suivante :

L’univers « naît », puis entre en expansion, atteint une croissance maxima, (tout comme l’Univers en expansion de l’abbé Lemire), puis il se contracte, lentement, très lentement, et après bien des « éons », retrouve ses dimensions primitives… pour entrer de nouveau en expansion, et ainsi de suite, éternellement, étant entendu que parallèlement à l’univers spatial, l’univers temporel suit un même cycle, les mêmes êtres, les mêmes événements reparaissent à chaque « retour ».

Ce n’est pas là notre façon de voir – ou plus exactement, peu nous importe que la réalité ultime soit telle ou telle. Ce que nous savons est que, en fait, aux yeux de l’homme éveillé, le temps est un éternel présent, immobile, au long duquel la conscience seule se déplace. Pour nous, tout se passe comme si chaque être vivant disposait d’un certain « volume » spatial délimité par sa taille et sa corpulence ainsi que par l’amplitude de ses mouvements et déplacements – et d’un certain « volume » temporel défini par la durée de son existence. Les atomes, ou fractions atomiques, composant son volume spatial sont insécables et inaltérables. Dispersés, ils subsistent. Même si, par suite de la faiblesse de l’organe appelé « mémoire » ou par l’absence de conscience de soi-même, la durée de vie semble manquer de cohésion, chaque « micro-temps » est insécable et inaltérable. Ce qui est mort est bien mort, dit-on. Cela est vrai du point de vue de la conscience de celui qui parle. Mais dans cette fraction du présent qu’on appelle passé le mort vit. Sachant cela, nous rejoignons dans la pratique les partisan de l’éternel retour en ce qui concerne le destin de l’homme non éveillé : il y a naissance, puis vie, puis mort, puis naissance, puis vie, puis mort… éternellement – toujours la même naissance, la même vie, la même mort – sans que jamais l’une marque un début et l’autre une fin – chaque événement apparaissant « en son temps selon la progression de la conscience ». Vous commencerez à sentir la réalité de ces choses si, lorsque vous regardez un être humain adulte, vous considérez, par delà l’individu présent, l’enfant qu’il fût, et le vieillard qu’il sera peut-être. Oui, notre vocabulaire n’a pas été prévu pour exprimer cela. Mais l’homme éveillé, par la technique du Tao sait et voit que cela est vrai…

Nous vous offrons deux voies, aboutissant en fait à un même but.

La première, plus courte, plus directe, fait obtenir, en quelques semaines la possibilité d’atteindre l’Eveil aux réalités du Tao, la compréhension exhaustive du Temps. Nous l’appellerons « Voie A ».

La seconde, plus longue mais moins rude, vous demandera environ trois mois pour être à même de réaliser vos désirs terrestres – maîtrise de vous-même, meilleure situation financière, disparition des angoisses, etc.

Ceci fait, vous pourrez reprendre les textes reçus et mettre en pratique les exercices marqués A, vous livrant à l’ascèse qu’ils préconisent. A ce moment, vos désirs réalisés, le chemin de l’éveil sera pour vous aussi ouvert. Nous appellerons B cette seconde voie et les exercices et paragraphes la concernant seule, seront précédés d’un B. Il est entendu que les adeptes de la voie B n’auront pas, pour le moment, à prendre en considération les exercices A et que les partisans du A n’auront pas, à titre définitif, à tenir compte des exercices et paragraphes B.

Un dernier conseil avant d’en terminer avec cet exposé : en cas de doute, n’hésitez pas : choisissez la voie B.

Voici maintenant quelque chose qui s’adresse à tout le monde : les exercices de gymnastique du cycle de longue vie.

Nous avons, dans notre dernier texte, expliqué le but recherché par l’exécution des Sceaux. Nous espérons que vous avez expérimentés ceux-ci.

Il convient de pratiquer les exercices proprement dit aussitôt après l’exécution des trois premiers sceaux et avant l’exécution du 4ème – n’oubliez pas ceci qui est très important. Si vous omettiez les sceaux, vous vous livreriez à une simple gymnastique, ni plus ni moins bénéfique que la gymnastique suédoise par exemple. Ces exercices portent des noms pittoresques et imagés que nous ne vous donnerons pas car ils sont sans intérêt pratique. Nous les désignerons par des numéros. Les mouvements gymniques du Cycle de longue Vie n’ont rien de particulier en eux-mêmes : on les retrouve dans la plupart des traités de culture physique. Ce qui les distingue à la fois des méthodes musculaires occidentales et des asanas yogiques est le fait que chaque mouvement doit être exécuté à allure normale, sans précipitation ni lenteur et qu’il n’existe aucune solution de continuité entre deux mouvements. Le second mouvement s’enchaîne au premier suivi lui-même sans interruption par le troisième et ainsi de suite. La respiration ne doit absolument pas être volontairement rythmée : dans le cas présent, c’est le corps qui commande et non l’esprit. Les mouvements peuvent être pratiqués en costume de ville et à n’importe quel moment de la journée sauf immédiatement après les repas. Le meilleur moment demeure toutefois le matin au réveil; aussitôt après avoir effectué, quelques rétentions respiratoires. Notons aussi que des vêtements trop serrés sont une contre indication. De toute façon, avant et après les exercices, n’oubliez pas les sceaux.

En principe, tous les exercices qui vont suivre conviennent à tout le monde. Il est, en Chine de l’ouest, des chinois rentrés au pays depuis peu et dont certains sont largement octogénaires et qui se mettent à exécuter ces exercices alors qu’ils les avaient perdus de vue depuis leur prime jeunesse. Le chinois vivant à l’étranger est généralement commerçant ou artisan et il mène une vie fort peu athlétique. Cependant, ces hommes et femmes âgés auxquels les médecins occidentaux, très souvent, interdisaient l’effort physique, se trouvent fort bien de ces pratiques. Il en est de même pour de nombreux malades. Toutefois, si vous estimez que votre état de santé risque de souffrir de l’exécution de ces exercices, interrogez votre médecin.

Premier exercice : (il est entendu que chaque exercice ne s’exécute qu’une fois, il est aussitôt suivi du suivant et ainsi de suite. L’allure d’exécution est normale : elle correspond pour la rapidité aux mouvements faits au cours d’une promenade effectuée à 4 km/heure. Il est contre-indiqué de « pousser » les mouvements à fond : c’est la direction donnée au geste qui importe bien plus que l’effort imposé aux articulations. Toutefois, si vous êtes vigoureux, vous pouvez forcer mais légèrement. Vous pouvez aussi, la séance terminée, recommencer une nouvelle série d’exercices. En fait, vous pouvez même recommencer autant de fois qu’il vous plaira sans aller au delà d’un début de fatigue.

Le premier exercice ou plutôt mouvement, s’exécute ainsi :

Soyez debout, le corps droit mais non raidi, les bras pendants à la hauteur des cuisses. Fermez les poings, fermement mais sans crispation. Ecartez les bras du corps. Vos poings toujours fermés, ramenez vos avant-bras sur les biceps, de façon à ce que les poings se retrouvent logés sous les aisselles. Gardez le corps droit et la tête haute. Maintenant, écartez les jambes de manière à ce que vos pieds se retrouvent à environ 50 cm l’un de l’autre. Vérifiez la position de vos coudes : ils doivent en principe se trouver à la hauteur de vos épaules. Tout en maintenant ce parallélisme dans la mesure du possible, inclinez votre corps sur la gauche comme si vous vouliez toucher votre hanche gauche avec ce coude. Redressez-vous et faites le même mouvement à droite, puis, sans marquer de temps d’arrêt, passer au second mouvement qui consiste à…

Deuxième mouvement : conserver la même pose, jambes écartées, poings serrés sous les aisselles, coudes à la hauteur des épaules – et vous retourner comme si, derrière vous, quelqu’un vous appelait. Les jambes demeurant immobiles et les pieds rivés au sol, c’est, en fait, votre seul buste qui se tourne. Faites d’abord ce mouvement à droite, et seulement après à gauche, puis passez au suivant.

Troisième mouvement : vous venez de vous tourner à droite puis à gauche et vous n’avez rien vu de spécial. Cela tenait au fait que la personne qui vous appelait ne se trouvait pas à votre niveau. Peut-être est-elle derrière vous, couchée à terre ? Vérifiez en inclinant le tronc et en essayant de regarder entre vos jambes, tout en conservant vos poings rivés sous vos aisselles et vos coudes dans le prolongement des épaules. Redressez-vous et pratiquer le mouvement suivant.

Quatrième mouvement : Laisser retomber, en souplesse, vos bras le long de votre corps. Desserrez les poings. Joignez – sans brusquerie – les talons. Décidément, il n’y avait rien à voir ni à droite, ni à gauche, ni au ras du sol. Peut-être au dessus de votre tête ? Joignez les mains derrière votre dos. Entrelacez les doigts des deux mains. Retournez vos poignets de façon à ce que les paumes des deux mains soit tournées vers le sol. Gardez le corps bien droit et en même temps, vos bras restant tendus, relevez les derrière vous en direction des omoplates, les doigts toujours entrelacés et les paumes des mains tournées vers le sol. Lorsque vous ne pouvez plus élever davantage vos mains jointes, faites un effort pour redresser le buste, puis ramenez votre tête en arrière, comme si elle allait à la rencontre de vos mains ; faites lui alors effectuer un mouvement de circumduction de droite à gauche puis de gauche à droite. Nota : si vous éprouvez de la difficulté à conserver votre équilibre au cours de cet exercice, vous pouvez écarter les jambes à 50 cm avant de rejeter la tête en arrière. L’exercice terminé, reprenez la position droite, mettez les mains sur les hanches et passez à l’exercice suivant.

Cinquième mouvement : faites un pas en avant, de la jambe gauche, le pied droit ne bougeant pas. Assurez la position de votre pied gauche puis faites, avec le pied droit, un pas en arrière. Vos mains étant sur vos hanches, laissez les pouces « accrochés » aux dites hanches et ramenez les autres doigts sur l’abdomen de manière à ces soutiennent le bas-ventre dans la mesure du possible. Aidé par la pression de vos doigts, contractez vos abdominaux. Maintenant, pliez le genou gauche et inclinez-vous en avant, les abdominaux toujours contractés et soutenus par les doigts. Redressez-vous, pivotez sur vous même.

Vous regardez à présent dans la direction où se trouve votre pied droit. Faites le même mouvement à gauche. Puis redressez-vous de nouveau, mais sans pivoter sur vous même cette fois. Vous avez maintenant le corps droit, les pouces aux hanches, les abdominaux contractés soutenus par les doigts de vos deux mains. Vos jambes sont écartées. Sans bouger ni mains ni pieds, inclinez votre buste en avant – puis en arrière. Reprenez une position normale, pieds joints, corps droit, relâchez vos muscles abdominaux, placez vos mains au long de vos hanches, faites une respiration profonde mais non une rétention respiratoire – du reste, expirer à fond suffirait. Maintenant, faites en direction de l’Est le sceau du départ (n’oubliez pas) et la séance est terminée.

Une recommandation : si vous n’avez pas l’habitude de ce genre d’exercice, pratiquez cette gymnastique non loin d’un point d’appui quelconque : il arrive que des personnes non entraînées perdent l’équilibre au cours du dernier exercice.

Aux adeptes de la voie B :

Nous vous avons demandé de pratiquer le Tsyng Chen et vous vous êtes aperçu du fait qu’il n’est pas aussi simple que cela d’avoir conscience des mouvements de son propre corps. Ne vous inquiétez plus du Tsyng Chen sauf toutefois lorsque vous êtes en conversation. Dans ce cas-là, il est vital pour vous, si vous avez l’intention de réussir dans l’existence, d’avoir conscience des paroles que vous prononcez. Vous ne pouvez pas être un de ces hommes ou de ces femmes dont la sagesse populaire dit très justement : il (ou elle) ne sait pas ce qu’il dit. Mettez-vous bien cela dans la tête : si vous n’avez pas conscience de vos paroles, si « ça » parle en vous sans que ce soit vraiment vous qui parliez, il est absolument inutile d’essayer de progresser dans l’existence. Il ne s’agit pas de faire de vous un orateur mais, c’est un critère absolu, toute personne qui réussit, dans quelque domaine que ce soit, sait ce qu’elle dit.

En ce qui concerne le Wou-Wei, il n’en n’est plus question jusqu’à ce que vous décidiez, d’après votre propre jugement, d’aborder la voie A. Par contre, maintenez l’exercice de remémoration : si vous vous y entraînez tous les soirs pendant deux mois, la puissance de votre mémoire doublera, ce qui est convenez-le, appréciable.

Enfin, nous allons vous donner, à la place des anciens exercices de concentration qui constituaient avant tout des tests, un exercice unique que nous vous recommandons de pratiquer aussi souvent que possible. Il consiste en ceci :

A un moment quelconque de la journée – l’heure n’a pas d’importance mais le calme est nécessaire – asseyez-vous tranquillement. Vous pouvez aussi pratiquer cet exercice couché mais cela est peu indiqué car votre exercice de remémoration en souffrirait. Fermez les yeux. Puis comptez. Comptez simplement mais en voyant les chiffres que vous énumérez. Dites : 1 et imaginez le chiffre 1 ; puis : 2, etc… Vous devez arriver à ne pas percevoir l’existence de quoi que ce soit d’autre que le chiffre dont vous vous occupez. C’est simple mais assez difficile. Beaucoup de personnes parviennent difficilement à conserver une réelle concentration jusqu’à 10. Il faut absolument que vous dépassiez ce chiffre. Dans ce texte, un peu plus loin, nous allons vous donner un procédé parapsychologique qui vous permettre de faire directement pression sur votre destin. Mais si vous ne progressez pas vous même en augmentant au maximum ce pouvoir de concentration qui fait les hommes et les femmes supérieurs, le profit que vous tirerez de la connaissance de ce procédé « magique » et de ceux qui le suivront, ne durera pas. Donc, exercez-vous ; il faut que très vite, vous soyez capable de rester en état de concentration totale, sans percevoir même un bruit, le temps nécessaire pour compter jusqu’à 50 et même davantage.

Remémoration, concentration, surveillance des paroles prononcées par vous, tels seront les seuls exercices de « culture psychique » à partir de maintenant. Ils sont simples et peu nombreux. Pratiquez-les assidûment. Et à présent, place à la parapsychologie que les gens mal informés nomment « magie ».

Qu’est-ce que la magie ?

« Art supposé d’agir sur les êtres et sur les choses en dehors des lois naturelles » dit le dictionnaire. Nous récusons cette définition et proposons à la place : « procédés peu connus permettant d’agir sur les êtres et les choses grâce à l’action de lois naturelles moins connues encore ». Est magie à nos yeux tout ce qui n’entre pas dans le cadre des sciences exactes et cependant « fonctionne ». Pour nous, les qualités morales : amour, désintéressement, etc… s’apparentent à la magie. Elles n’en sont pas moins respectables pour autant.

Comment la magie peut-elle être utilisée dans la vie courante ?

Comment, grâce à elle, pouvez-vous changer de situation ? Trouver le grand amour de votre vie ? Améliorer votre santé ? Vous acheter une maison ? Apaiser un conflit ? Il y a bien évidemment la bonne fée ou l’enchanteur qui, d’un coup de baguette magique… Mais ce genre de personnage émerge rarement du domaine folklorique où il est confiné. Non, si vous voulez vraiment voir la magie s’introduire dans votre existence, il vous faut la ‘créer » vous-même.

L’esprit et le corps humain sont liés. Cette union est appelée : vie. En général, le corps domine son partenaire ce qui est mauvais pour l’être tout entier. Il convient de renverser la situation et de donner à l’esprit pouvoir sur le corps. Après cela, vous serez dans le domaine magique.

En fait, toutes les méthodes occidentales d’éducation visant à obtenir une vie généreuse, large, pleine, font usage de procédés appartenant au domaine de la magie sympathique. Que disent ces méthodes ?

L’univers contient à profusion, de bonnes, d’excellentes choses. Ces choses sont à vous si vous vous mettez en état de réceptivité en bannissant tout égoïsme. Demandez et vous recevrez – si vous avez la foi. Aimez les autres et ils vous aimeront. Donnez-leur et ils vous donneront. Soyez « ouvert » et disponible et le bonheur entrera en vous.

Nous résumons : les méthodes occidentales dirigées vers l’acquisition d’une vie meilleure disent, dans la pratique : persuadez-vous, consciemment et surtout inconsciemment, du fait que ce que vous désirez va se produire et cela se produira effectivement. Eh bien, nous sommes d’accord avec ces affirmations et nous savons que, dans certains cas, cela « fonctionne ». En Angleterre et surtout aux Etats-Unis d’Amérique, la personne qui se répète constamment que sa situation va s’améliorer voit très souvent ses voeux se réaliser. Bizarrement, en France – pays natal du fameux Coué cependant – et dans tous les pays latins, le système fonctionne nettement moins bien. Pourquoi ? parce que le scepticisme latin est une entrave ? Non? Parce que la situation économique de l’Europe latine ne permet pas de soudaines mutations financières ? Pas davantage : tout est relatif. La raison du succès restreint de ce genre de méthodes en pays de civilisation latine tient au fait qu’elles sont basées sur la puissance de l’Inconscient individuel. La puissance de notre personnalité inconsciente est incommensurablement supérieure à celle de notre personnalité consciente. L’inconscient peut presque tout. Si votre inconscient est certain que votre destin est de devenir milliardaire, vous deviendrez milliardaire. C’est du reste ce qui explique la réussite financière d’un grand nombre de personnes sans qualités intellectuelles particulières : inconsciemment, elles s’étaient toujours « vues » devenir riches. Mais les Inconscients individuels sont aussi différents entre eux que le sont les personnalités conscientes. Eux aussi sont marqués par l’éducation reçue dans la prime jeunesse. Or, l’éducation anglo-saxonne dérive de la morale protestante. Pour le réformé, Dieu bénit, dès cette Terre, l’homme juste et lui donne de grands biens, biens moraux et aussi biens matériels. Aucun barrage inconscient ne s’oppose, chez l’homme américain ou anglais, à ce que le Conscient impose le désir d’obtenir… Beaucoup d’argent, par exemple. Il en va différemment en pays catholique. Un français, même s’il change de religion, même s’il est athée, porte en lui un fort atavisme catholique. Or, ne l’oublions pas, même si elle admet le goût de la richesse, l’église catholique romaine, à l’encontre des églises protestantes, n’a jamais, loin de là, identifié l’homme riche et comblé de biens (même moraux, s’ils ne sont pas spirituels), à l’homme aimé de Dieu : les Saints de l’hagiographie catholique font voeu de pauvreté et sont méprisés de tous de leur vivant. L’inconscient d’un latin, marqué par cette conviction, en quelque sorte viscérale, ne réagira donc pas, lorsqu’il lui sera demandé d’agir en vue d’une acquisition matérielle quelconque, avec la conviction, donc l’efficacité, de l’Inconscient d’un Anglo-Saxon. En ce qui concerne les latins et les peuples dont les réactions sont du même type, il fallait donc trouver autre chose. Or cette autre chose est trouvée depuis fort longtemps. C’est la magie mécaniste ou rituelle qui fait agir les Forces de l’Inconscient sans lui demander son accord préalable. Nous dirons, nous, qu’il s’agit de procédés parapsychologiques.

Il existe des magiciens professionnels et il en est de très efficaces. Et cependant, n’importe quel homme, n’importe quelle femme est capable, mieux que toute autre personne, d’utiliser la magie pour soi-même. Pourquoi dans ces conditions, existe-t-il des professionnels de la magie en dehors des indispensables instructeurs ? Pour deux raisons : 1/ La magie, comme toute activité, nécessite un apprentissage : il y a des gestes à apprendre, entre autre. Cela est fort simple, au demeurant, comme vous allez le voir et la difficulté ne réside pas dans cet apprentissage mais bien dans

2/ l’entraînement du mage. Cet entraînement n’est pas compliqué : nous vous en avons donné la base précédemment : il faut apprendre à vous concentrer à l’aide des chiffres car la numérologie est la base même de la magie mécaniste. Ce qui va suivre vous est donc destiné non dans l’immédiat mais dès que vous serez apte à compter mentalement au moins jusqu’à 50 sans que rien, ni geste ni bruit, ne puisse vous arracher à votre concentration. Mais il est une chose que vous pouvez faire dans l’immédiat.

Désirez-vous VRAIMENT quelque chose ? Oh, certes ! vous désirez, ceci, cela… Mais désirez-vous vraiment, avec toutes les fibres de votre être ? VRAIMENT, vous désirez quelque chose ainsi ? En ce cas, prenez un crayon et du papier et inscrivez : je désire VRAIMENT telle chose…

Avant tout, il convient de définir l’objet de votre désir, de le définir nettement. Vous désirez, évidemment, pas mal de chose, mais que désirez-vous D’ABORD, en premier ? Est-ce une maison ? l’aisance financière ? la maîtrise de vous-même ? une bonne santé ? un travail qui vous plaise ? Attention : qui trop embrasse mal étreint dit le proverbe, véridique pour une fois. Vous ne pouvez à la fois désirez vraiment deux choses ou vous en resterez aux velléités. Il vous faut choisir ce que vous voulez dans l’immédiat.

Sur votre papier, vous avez écrit : je désire supposons que vous ayez écrit : je désire une maison. Vous avez un besoin urgent de vous loger, les vôtres et vous-même. Devant cette phrase, tracez le chiffre 1. Puis, sur la ligne suivante, inscrivez : 2 –

aisance financière (par exemple). Et ainsi de suite jusqu’à ce que tous vos désirs soient énumérés, le chiffre les précédant traduisant l’ordre d’importance que vous accordez à chacun.

Revenons maintenant au n°1, la maison. Ce doit être pour le moment votre seul désir important –

et même, purement et simplement, votre seul désir. Dans quelques instants, il doit dominer toutes vos pensées. Mais auparavant, il vous faut vérifier s’il « cadre » bien avec vos autres désirs, moins immédiats. Certes, il « cadre ». En quoi la possession d?une maison pourrait-elle entraver, par exemple, l’obtention de l’aisance financière ? Attention, à ce moment-là ! Il faut que votre maison à venir corresponde par son luxe ou sa discrétion avec le niveau financier que vous désirez atteindre. Tout se tient en ce domaine. Fixez-vous une aisance très large, en tenant compte toutefois de trop fortes improbabilités : il est peu probable que vous atteigniez la fortune de Rotschild A ce point de votre raisonnement, il est encore possible de revenir en arrière. Ne serait-il pas préférable d’acquérir d’abord l’aisance financière ? Après cela le problème de la maison se résoudrait de lui-mêmeä Non ? Pour une raison quelconque, menace d’expulsion par exemple, trouver une maison bien à vous est urgent ? C’est donc votre but numéro 1. Précisons : votre premier grand but. Il y aura pour vous autant de grands buts que vous avez de désirs et chacun d?eux sera fractionné en petits buts qu’il vous faudra franchir avant d?atteindre chaque grand but.

Donc, vous voyez votre future maison dans votre esprit. Nous vous conseillons de la voir confortable et bien située. Ne voyez pas trop grand quand même, demeurez dans le domaine des réalités. Le château de Versailles n’est pas pour vous et c’est mieux ainsi du reste : son dernier propriétaire a connu un sort funeste. Donc, vous voyez votre maison, confortable et bien située, sur un bon terrain. Vous ne possédez pas de terrain ? Et bien c’est par là qu’il vous faut commencer. Documentez-vous sur les terrains, leur prix, les fluctuations de la vente. Devenez en un mot, un amateur éclairé en ce qui concerne les terrains. La magie intervient ici

Il est bien entendu que vous n’aborderez la phase que nous allons décrire que lorsque vous serez capable de vous concentrer totalement sur une énumération de chiffres allant de 1 à 50 –

au moins ! Nous nous permettons d’insister : ne tentez rien avant d’être capable d’une telle concentration : vous n’obtiendrez aucun résultats et le découragement s’emparerait de vous et vous « bloquerait » à jamais.

Cherchez la direction du Nord : il s’agit pour vous de vous accorder avec le magnétisme terrestre. Lorsque vous avez situé le Nord, prenez une chaise et asseyez-vous en tournant le dos au sud, aussi carrément que possible. Il est entendu que pour faire ce qui va suivre, vous avez choisi un endroit calme, où vous ne risquez pas d’être dérangé.. L’heure A l’aube s’il est possible, ou encore la nuit. L’approche de minuit est la meilleure heure, surtout lorsqu’il y a pleine lune. Si vous ne pouvez disposer d’aucun de ces moments, l’après-midi fera l’affaire, mais jamais en aucun cas, la partie de la matinée située entre 10h et midi. Si vous pratiquez ce qui va suivre aux premières heures du jour, vous pouvez faire précéder la séances de quelques rétentions respiratoires. Mais n’en faites rien l’après-midi et en soirée.

Donc, vous êtes en position assise, face au Nord. Sur vos genoux, placez un morceau de papier ou mieux de ce petit carton que l’on appelle « carte de Lyon ». La couleur importe : il faut qu’il soit jaune ou rouge. Sur ce papier ou carton rouge ou jaune, inscrivez en vert si c’est un papier rouge ou en bleu s’il est jaune (ceci est important), ce que vous désirez dans l’immédiat Le plus immédiat ! Pour notre exemple, nous avons dit un terrain, premier but fractionnel d?un premier grand but : votre future maison.

Prenez vos aises. Installez vous au mieux. Respirez calmement, et si possible, détendez-vous. Pensez, durant un moment à ce terrain que vous désirez obtenir. Imaginez le aussi précisément que possible. Voyez-le, comptez les arbres qui y sont plantés, etc. Respirez encore une fois, calmement toujours, et levez-vous. Faites quelques pas en avant, en direction du Nord, puis élevez les mains vers le ciel et exécutez le premier des sceaux que nous vous avons appris à tracer : celui de l’Eveil. Attention ! Il ne faut pas qu’entraîné par la force de l’habitude vous traciez l’air les deux sceaux suivants : c’est justement au « Gardien » et aux pseudo-démons (c’est à dire aux forces) que vous avez à faire. Ce sont elles qui vont travailler pour vous en collaboration avec votre Subconscient. Il convient donc de ne pas les chasser sous peine de ne rien obtenir. Donc, tracez votre sceau dans les airs en regardant le Nord.

Puis inclinez-vous. Profondément. Et regagnez votre chaise, non pas à reculons, mais en tenant la tête à demi tournée de façon à ce que vous ne cessiez jamais de regarder le Nord. Asseyez-vous. Doucement. Auparavant, reprenez le carton jaune ou rouge que vous aviez déposé sur la chaise avant de vous lever et lisez à voix haute – à demie voix suffira –

ce que vous avez écrit dessus. Cela fait, retournez le carton de manière à ce que l’inscription soit au contact de vos genoux. Et volontairement, ne pensez plus à tout cela, mais mettez-vous à compter de 1 à 50, comme dans l’exercice de concentration. Ne vous inquiétez consciemment de rien : c’est votre subconscient qui traite maintenant cette affaire avec des Entités infiniment plus puissantes que lui mais de même nature !

La concentration terminée, posée délicatement le papier ou carton devant vous, puis levez-vous en posant le pied sur le carton (en faisant ce geste, vous signifiez aux Forces que, grâce à leur aide toute puissante, vous considérez la partie comme gagnée). Précisons que, posé à terre, le carton doit à nouveau montrer son inscription. Etant levé, refaites quelques pas en direction du Nord, inclinez-vous, puis, redressé, tracé le sceau de Départ. Lorsque vous aurez obtenu ce que vous avez écrit sur le papier ou carton, déchirez celui-ci et brûlez-le. En attendant, le même papier peut servir chaque jour.

La petite cérémonie que nous venons de décrire peut sembler puérile, si vous êtes du genre de personnes qui exige de savoir comment l’électricité fonctionne avant de tourner le commutateur, nous vous déconseillons vivement de vous en faire acteur. Mais si vous êtes d’esprit assez ouvert pour ne pas avoir de parti pris, essayez donc. Vous nous parlerez ensuite des résultats obtenus. Il est du reste bien entendu qu’en vertu de l’adage (encore un qui n’est pas si faux) : aide-toi, le ciel t’aidera, vous devez continuer à vous intéresser consciemment à votre problème du moment lorsque l’occasion s’en présentera. Et si vous pratiquez souvent la petite cérémonie décrite ci-dessus, et que l’on nomme « rite de l’appel aux forces », vous verrez que les occasions se feront très très nombreuses. Dans un prochain texte, nous vous apprendrons comment pratiquer ce qui est certainement la chose la plus importante aussi bien de la philosophie que de la magie du Tao : la respiration embryonnaire.

Nota : Dans notre dernier texte, nous avons dit que les Sceaux devaient être exécutés afin de chasser les forces néfastes et de permettre aux forces bénéfiques de venir jusqu’à nous. Il est possible que certaines personnes, nous voyant maintenant faire appel à des forces que nous avions précédemment qualifiées de néfastes ou de maléfiques, imaginent que nous nous livrons maintenant à ce qu’il est convenu d’appeler magie noire. Que ces personnes se rassurent : il n’en n’est rien. Notre « magie » est naturelle et les bons anges et les démons n’ont rien à voir dans tout cela. Les forces évoquées le matin au réveil par l’exécution des trois sceaux consécutifs sont celles qui viennent du Cosmos à l’être humain. Les secondes, celles qui, étant plus proches de nous sont évoquées dès le premier sceau, sont les forces qui emmènent l’esprit de l’homme, plus exactement son subconscient, au contact des réalités du Tao (ou du cosmos, si vous préférez, vu sous l’angle psychique). Leur fonction, dans le premier cas, leur confère donc un caractère néfaste puisqu’elles risquent d’inverser le résultat recherché.

De toute façon, n’oubliez jamais ceci : Lorsque vous pratiquez l’appel aux forces, toute pensée de haine ou seulement de malveillance doit être proscrite loin de vous. D’autres personnes en souffriraient et vous aussi.

Aux adeptes de la voie A :

Vous avez chois une voie bien rude même si, spirituellement, vous êtes d?un niveau égal aux meilleurs, car votre formation occidentale doit vous inciter à désirer. N’importe, soyez les bienvenus. Que devez-vous faire pour accéder rapidement à l’éveil ? C’est simple :

1/ Pratiquez l’observation de vous-même (Tsyng-Chen), une heure au moins par jour.

2/ Durant un quart d’heure chaque jour, pratiquer le Wou-Wei complet, c’est à dire :

Gardez une immobilité absolue, les yeux ne cillant pas et regardant notre image dans une glace. Vos traits doivent demeurer impassibles. Durant cette immobilité, vous devez concentrer votre esprit sur les pires catastrophes qui puissent arriver à vous et aux vôtres, et votre corps doit demeurer immobile, vos yeux ne pas ciller et votre visage doit conserver une parfaite impassibilité. Ce n’est pas facile. Commencez par une ou deux minutes de ce « non-exercice » et augmentez progressivement sa durée. Vous ne pouvez savoir, avant d’en avoir fait l’expérience, la force d’âme que le Wou-Wei permet d’acquérir.

Ce sera tout pour l?instant. Et croyez-nous, sérieusement pratiqué, c’est un dur programme.

NOMP

Maintenant, ceci s’adresse à tous. Le questionnaire sera bref aujourd’hui.

Faites-nous savoir dans dix jours environ :

1. Quelle voie vous choisissez vous : A ou B ? Nous vous rappelons qu’en choisissant dans l’immédiat la voie B, vous pourrez emprunter la voie A lorsque vous estimerez que vos désirs terrestres sont réalisés.

2. Si vous avez choisi la voie B, quel est le désir immédiat que vous voulez réaliser ? Souvenez-vous que « qui trop embrasse mal étreint »

Que les Puissances Bénéfiques soient avec vous

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