Je suivais l’enseignement du centre de limoges depuis 2ans quand le contact a cessé. 3ème degrés depuis 1 an.Merci de l’information sur l’arret de ce centre, le silence etant assez inconfortable.Evidemment je suis interessé a continuer dans cette voie et vous paraissez ètre legitimes comme instructeurs. Il y a cependant des questions que j’aimerais poser avant de m’inscrire.
- pourquoi le centre de limoges a- t- il stopé son activité(sans prevenir)?
- comment vous, les 7 anciens adeptes ètes vous entrés en contact les uns avec les autres?.
- Si je suis l’enseignement avec vous , dois- commencer au premier degrés? (vous parlez de nouvelle unité de temps et c’est ce qu j’ai cru pouvoir en deduire).
S’engager dans une telle voie n’est,vous le savez je pense, pas neutre. L’esprit du tchan se caracterise, je crois, par un à priori de precaution, de “doute sain”. c’est dans ce sens où vont les questions. Elles ne sont pas motivées par une vaine curiosité. C’est pourquoi je vous remercie de bien vouloir excuser ma sollicitation et de répondre dans la mesure de vos possibilités. Bien a vous.
ADCE
Nous comprenons vos interrogations.
Vous avez déjà pratiqué le Tch’an. Vous savez donc que l’un de nos principes est de ne jamais travailler en direct, pour éviter le piège de l’égo (pour l’instructeur) et de la dépendance (pour l’adepte).
Vous vous souvenez sans doute aussi que le tch’an enseigne que le temps est un et que coexistent passé présent futur. Que seule la conscience se déplace, et que le reste n’est qu’illusion. S’inscrire dans une nouvelle unité de temps signifie exactement cela et correspond au chemin vers l’éveil. C’est être en état de conscience immédiat. C’est ce que veut relater cet histoire Tch’an classique :
“Un moine demande à Tchao Tcheou :
- Enseignez-moi.
- As-u pris ta bouillie de riz ?
- Je l’ai prise.
- Alors, va laver ton bol !
A cet instant le moine s’éveilla”.
Nous sommes désolé que vous soyez resté sans nouvelles du Centre de Limoges. Mais s’il en est ainsi c’est que cela devait être ainsi.
Se préoccuper de “comment vont les uns et les autres, comment s’est établie la filiation, et la justification qui la précise”, c’est se situer une fois de plus sur une ligne de temps (passé, présent, futur), et ne relève pas du Tch’an.
Relisez les textes que vous avez reçu de Limoges. Vous y trouverez forcément des réponses.
Et même si nos textes diffèrent quelque peu (dans la forme ou l’expression), les textes que vous avez reçu et qui vous disent dès le départ “notre engagement est de ne jamais travailler en direct”, “ne mettez aucune tête au-dessus de la vôtre”, “ne retenez pour vrai que ce que vous aurez vous-même vérifié”, “sortez du piège de temps (seule la “conscience” se déplace), “si la doctrine vous gêne; bousculez la doctrine”, sont les seules réponses à vos interrogations. Qu’au demeurant nous respectons. Mais nous avons, nous, un autre contrat avec l’éveil, que des discussions inutiles.
Nous diffusons le Tch’an. C’est un engagement que nous avons pris après mûres réflexions, avec ce que cela implique de périodes de vie communautaire. (Heureusement les moyens modernes comme internet facilitent la logistique). Notre enseignement est à la fois le même et différent. Quelques textes sont supprimés, d’autres revus, certains sont ajoutés. Des phrases précisent parfois. Les exercices sont globalement les mêmes mais avec des variantes notables. Cela ne signifie pas que l’enseignement est meilleur. C’est tout simplement du à l’adaptation qui devait être réalisée par nos instructeurs pour gérer comme il convient les demandes de formation à l’éveil. Ces demandes proviennent parfois d’anciens adeptes, pour autant les anciens adeptes ne sont plus les mêmes tout en étant semblables… C’est la leçon de ce fleuve appelé temps qui charrie nos vies et dont nous devons nous affranchir.